Et pourtant elle tourne
Contrairement à notre belle planète, personne n'a jamais pensé que Simone était plate. Je parle ici de son sens de l'analyse. Nous savons tous à quel point elle n'a pas sa langue dans sa poche (tant pis pour la poche, qui rate probablement quelque chose...).
Après bien des années d'expérience du siècle précédent, Simone et son mari Raoul, désormais retraités, nous proposent un regard lucide, acide, décalé, sensé ou complètement à côté de la plaque sur la société actuelle. Ils savent qu'il ne faut jamais parler de politique, de religion ou de sexe pour garder ses amis. Alors ils en parlent entre eux...
Les opinions exprimées par les personnages sont celles de la rue, du bistrot ou des journaux, Simone et Raoul s'en font ici l'écho, mais ne sauraient imposer leurs points de vue comme des vérités définitives dans la réalité de ce monde complexe.
Après bien des années d'expérience du siècle précédent, Simone et son mari Raoul, désormais retraités, nous proposent un regard lucide, acide, décalé, sensé ou complètement à côté de la plaque sur la société actuelle. Ils savent qu'il ne faut jamais parler de politique, de religion ou de sexe pour garder ses amis. Alors ils en parlent entre eux...
Les opinions exprimées par les personnages sont celles de la rue, du bistrot ou des journaux, Simone et Raoul s'en font ici l'écho, mais ne sauraient imposer leurs points de vue comme des vérités définitives dans la réalité de ce monde complexe.
mercredi 2 février 2011
Un mur à l'horizon
- T'as vu Simone ? Y'a Gbagbo qui se baigne là-bas !
- Faudrait qu'il fasse attention, la vague de contestation a l'air énorme...
- Il a besoin de se détendre, il faut le comprendre. Il est quand même gonflé Ouattara, il empêche le nouveau président de venir faire un golf avec ses huiles !
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Bah il squatte l'Hôtel du Golf depuis des semaines avec tous ses potes, du coup, le président Gbagbo, il ne peut même pas venir se détendre sur un 18 trous dans son propre pays !
- Déjà Raoul, on ne dit pas Ouattara mais le Président Ouattara. C'est lui le véritable vainqueur des élections, Gbagbo est un voleur de destin et de pouvoir. Il en crèverait tellement de le perdre qu'il a préféré s'autoproclamer vainqueur et défier toutes les lois de la démocratie, et le monde entier avec !
- Oui, mais est-on sûr de ça ? Et si c'était une manipulation des grandes puissances pour écarter Gbagbo ? Peut-être que Ouattara n'est pas plus blanc que Gbagbo dans cette histoire...
- En attendant, Ouattara, ses 18 trous, il ne les fait pas dans le front de ses concitoyens, des ivoiriens qui ne font qu'oser contester sa victoire et défendre la démocratie et la liberté !
- C'est peut-être pour ça remarque...
- Quoi ?
- Non, rien... Pourtant, regarde Dumas et Vergès, ils ont pris position quand même, c'est pas rien...
- Tu veux parler du Roi des détournements de fonds dans l'affaire Elf et du Souverain des défenseurs de l'indéfendable ?
- Ooooh, Dumas, c'est quand même pas le genre... On ne lui a pas tout dit, c'est tout ! Dans l'affaire Elf, il n'était qu'un membre du Gouvernement qui voyait passer les dossiers dans son Ministère...
- T'as qu'à croire que les saucissons ça pousse sur les arbres ! C'est surtout Deviers-Joncour qui l'a vu passer le membre du Gouvernement ! Et il était plus dans les coulisses de la dame que dans son Ministère !
- Qu'est-ce que c'est que cette expression ?
- Quoi ?
- Le saucisson qui pousse sur les arbres, là...
- Elle vient de Tarbes, une expression de ma grand-mère... Dumas, avec Elf, il a inventé une véritable pompe Afrique ! Et avec Gbagbo, il renouvelle le genre, mais il inverse les rôles, la putain de la République, c'est lui maintenant !
- Donc Gbagbo, si je comprends bien, il ne sert à rien finalement...
- Non, bien placé sur un "mot compte triple" au scrabble, à la limite... et encore, on n'a pas le droit aux noms propres, et de toutes façons, le sien, il ne l'est plus pour un bout de temps.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire